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 Le Cantonnier Arroseur

(devant le cabanon Quartier de la Barasse)

 

photo cantonnier arroseurinsigne14.01.2012 BIS 

Ce métier restera longtemps le premier maillon de la distribution de l’eau dans les campagnes marseillaises, il était l’intermédiaire entre les paysans et le Service des Eaux .

 

Le Cantonnier Arroseur joue un rôle capital dans la répartition des Eaux du Canal vis-à-vis des paysans. Il était le médiateur. Pendant la période d’été, il était très difficile de gérer tous ce petit monde et certains paysans obturaient les rigoles d’arrosages qui allaient chez le voisin.

Quand l’eau n’était pas au rendez-vous, les accrochages entre les paysans étaient très fréquents.

Le Cantonnier Arroseur avait tous les secrets et toutes les ficelles qui se transmettaient de génération en génération.

L’inconvénient de ce métier était les horaires .

La PART des HOMMES 1993

Le travail du Cantonnier Arroseur se faisait par équipe de deux . Pendant la période d’arrosage, ils étaient de service une semaine de nuit alternativement, à raison de 12 heures de service par jour. En revanche, les six mois restant, ils travaillaient quatre heures par jour le matin à l’entretien des berges du Canal. Il fallait dégager, de toutes mauvaises herbes et ronces les bords du Canal, à la main, avec une cisaille pour qu’on puisse circuler à bicyclette ou à mobylette.
 

 Le Cantonnier Arroseur s’occupait et gérait un canton sur lequel des agriculteurs travaillaient leurs terres. Pour le bon déroulement des arrosages, le Cantonnier Arroseur leur transmettait une feuille sur laquelle étaient mentionnés les heures ainsi que les jours d’arrosage. Ceux-ci commençaient début Mars pour s’achever fin Septembre. Lors de la remise de ces feuilles d’arrosage aux nombreux agriculteurs, les Cantonniers Arroseurs se voyaient offrir des avantages en nature tels que légumes, volailles, œufs, et autres fruits et parfois même de l'argent. Ils entretenaient tous, en ce sens, de très bonnes relations avec la plupart des agriculteurs et finalement, chacun y trouvait son compte. En quelque mots, il y avait là, échange de bon "procédé".

  eclusier arrondissement daix

 


 

                Costume du Cantonnier Arroseur

 

photo cantonnier arroseurjeanal55Après la comparaison de plusieurs articles sur celui-ci, j’en suis arrivé à la conclusion suivante :

Entre le costume de Cantonnier Arroseur (des Rues) et le costume du Cantonnier Arroseur (du Canal) il y a quelques similitudes vestimentaires, notamment un brassard noir pour l’un, et une écharpe noire pour l’autre.

Dans les deux cas de figure, l’outillage était le même ainsi que pour les plaques de cuivre. Je pense que ces deux métiers étaient issus des Ponts-et-Chaussées.

Le Règlement du Cantoncostume cantonnier arroseur des ruesnier Arroseur du Canal date de 1869.

Le Règlement du Cantonnier Arroseur des Rues date de 1882.

 

 


 

Notice sur le Canal de Marseille 1887


Mr Gleize Jules Chef de la Section du Canal


 M. Gleize Jules est marseillais, il est né en 1851, et comme M. Tujas, M. Gleize sort de l’école des Arts et Métiers d’Aix.
 

Chef de la 5 ème section :  M. Tujas Pascal est né à St-Chamas (BdR) le 13 janvier 1833.
 Elève de l’école des Arts et Métiers d’Aix il sorti de cette école parmi les premiers.

  

M. Garibaldi Joseph
 
 Piqueur à la Marione est né à Marseille le 17 Mars 1843.
 Il était chargé de certaines circonscriptions de Marseille.


 M. Jouvin François


 Piqueur du Canal est né à Mazargues le 11 Janvier 1832.
 Il travaillait avant son entrée dans l’Administration au Canal en qualité de maçon.
Le 1er Avril 1863, à l’âge de 21 ans, M. jouvin entra comme Cantonnier au Canal après avoir été Cantonnier Eclusier, Garde, il fut nommé Piqueur.
M. Bounilliou Julien, Piqueur du Canal, né à la Rochette (Dordogne). M. Perrin Eugène, Piqueur du Canal.

Mécaniciens noms et prénoms : 1887 : LEAUTIER Victor… Mécanicien,  RAYMOND Laurent… Mécanicien, OLIVE  Joseph… Aide Mécanicien.
  

Eclusiers noms et prénoms 1887 : MAUREL Joseph… 3ème classe, BONNET Victor, MABILLY J.B. … 3ème classe, BERNARD Désiré… 3ème classe, SUZANNE César… 3ème classe, JASSAUD Louis… 3ème classe, RAYMOND Laurent,  Jean-Louis… (auxiliaire), TEISSERE Dominique… 3ème classe, CHEREY Gustave… 3ème classe.

Cantonniers noms et prénoms 1887 : REY Paul … La Valentine… Cantonnier 3ème classe,  HEBRARD Charles… Les Camoins… Cantonnier 3ème classe, MAYAN Marius… Les Camoins… Cantonnier 3ème classe, DAVID Antoine… Les Camoins, CHAUVIN Julien… La Reynarde… Cantonnier 1ère classe, BLANC Pierre… La Reynarde, GALERON Jérôme… St-Marcel, AUBEPART Pierre… St-Loup… Cantonnier 3ème classe, GAUBERT Joseph… St-Tronc… Cantonnier 1ère classe, MICHEL Vincent… St-Tronc… Cantonnier 1ère classe, CHAILLAN Joseph…Vll de Toulouse, ARRIEZ Guillaume… Vll de Toulouse, SIGNORET J.B. …Ste- Marguerite…. Cantonnier 1ère classe, GERARD Charles…Ste-Marguerite… Cantonnier 1ère classe, GAILLARD Joseph… Gouffonne,GRIMAUD Louis… Gouffonne,CHAILLAN Etienne… Mazargues… Cantonnier 3ème classe, POLLET Louis… Mazargues, BERTHON César… Roi d’Espagne… Cantonnier 1ère classe,  LIEUTIER Faustin… Roi d’Espagne, TEISSERE Casimir… Montredon,  JUAN J.B. … Montredon.
     Le Tribunal Civil d’Aix a reçu le serment de M. ESCOFFIER, nommé Piqueur du Canal de Marseille et, de six autres agents du Personnel du Canal nommés par arrêté de M. le Maire de Marseille.

 


 

 Les Anciens du Canal Du 7 juin 1826


 
Messieurs Boyer et Richard, Ville de Marseille.
La Ville de Marseille faisait construire un Canal pour arroser les Eaux de la Durance sur son territoire . Une charrette contenant des matériels pour le Canal et conduite par M. Richaud,
 1846
C'est dans ces calcaires que sont ouvertes les célèbres carrières de Calissanne et des carrières nouvelles, au-dessus de Coudoux , destinées au Service du Canal de Marseille.
1834
Etienne (Antoine-Cyprien), dit Cayenne, ouvrier maçon, de Marseille.


Section d'Aubagne
Année 1900 à 1944
5ème Section : 80 Rue de la République à Aubagne
 
M. Olive Jules :  Cantonnier auxiliaire . Date d’entrée 1er Avril 1900
M. Bonin Léopold :  Surveillant au cimetière. Date d’entrée le 15 Octobre 1903
M. Artufel André :  Cantonnier auxiliaire.Date d’entrée 24 Mai 1904
M. Richelme Joseph :  Cantonnier arroseur. Date d’entrée 1er Avril 1904
M. Gay Gabriel :  Cantonnier auxiliaire. Date d’entrée 1er Mai 1909
M. Boyer Michel :  Cantonnier auxiliaire. Date d’entrée 15 Avril 1911
M. Perrin Félix :  Manœuvre. Date d’entrée 1er Mai 1912
M. Isnard Antoine :  Cantonnier auxiliaire. Date d’entrée 15 Avril 1917
M. Auzet Francis :  Cantonnier auxiliaire. Date d’entrée 2 Avril 1917
M. Benoit Pierre :  Journalier. Date d’entrée 8 Mars 1918
M. Frégier Laurent:  Gardien de monuments. Date d’entrée 28 Juillet 1919
M. Rampal Victor :  Cantonnier auxiliaire. Date d’entrée 26 Mars 1919
M. Coste Joseph :  Cantonnier. Date d’entrée 1er Mai 1920
M. Carabus Marius :  Cantonnier auxiliaire. Date d’entrée  13 Août 1920
M. Rogier Laurent :  Cantonnier auxiliaire. Date d’entrée 4 Mai 1921
M. Cayaol Paulin :  Cantonnier auxiliaire. Date d’entrée 4 Mai 1921
M. Francois Honoré :  Cantonnier auxiliaire. Date d’entrée 4 Avril 1921
M. Barton Louis :  Journalier. Date d’entrée 1er Mai 1922
M. De Biase Antoine :  Cantonnier auxiliaire. Date d’entrée 19 Avril 1922
M. Girard Alexandre :  Cantonnier auxiliaire. Date d’entrée 13 Novembre 1922
M. Mastrianni Sauveur :  Journalier Cantonnier. Date d’entrée 7 Avril 1924
M. Bérenger Eugène :  Journalier. Date d’entrée 16 Avril 1924
M. Olive Joseph Marius :  Journalier. Date d’entrée 16 Avril 1924
M. Airandi Séraphin :  Journalier Cantonnier. Date d’entrée 7 Avril 1924
M. Artufel Gaston :  Journalier Commis. Date d’entrée 1er Avril 1924
M. De Biase André :  Journalier. Date d’entrée 1er Octobre 1929
M. Baille Gabriel :  Journalier. Date d’entrée 4 Février 1925
M. Marrot Guy : Cantonnier arroseur. Date d’entrée 6 Février 1943
M. Rogier Marius :  Cantonnier arroseur. Date d’entrée 17 Juin 1943
M. Pignol Fernand :  Cantonnier arroseur. Date d’entrée 8 Mai 1943
M. Pignol Roger :  Cantonnier arroseur. Date d’entrée 23 Mars 1943
M. Marguerie Julien : Cantonnier arroseur. Date d’entrée 23 Mars 1943
M. Chouquet Valentin :  Journalier. Date d’entrée 12 Juin 1942
M. Lanza Jacques :  Cantonnier arroseur stagiaire. Date d’entrée 8 Avril 1944
M. Simian Lucien :  Cantonnier arroseur stagiaire. Date d'entrée 8 Avril 1944


 

Agriculture à Marseille


Le nombre des propriétés arrosées était, en 1876, de 2063 ; il est actuellement de 2500, dont 500 dans les communes traversées par le Canal et 2000 dans la commune de Marseille. La surface arrosée était de 3000 hectares en 1876. 
Le Canal de Marseille traverse 23 Communes avec la possibilité d’arroser 60.000 hectares.


En 1832, après consultation des Communes,  M. Garella réserve de l’eau pour irriguer 21 814 hectares dont 10000 dans le bassin de Marseille. M. Bazin considère que 10 000 hectares seulement seront irrigués à pleine eau car les exploitations ne modifieront pas rapidement leurs cultures et ils n’irrigueront pas plus du tiers de leur propriété.
 La surface agricole utile était de 982 hectares contre 3 453 en 1955.
Toutes ces prairies gorgées d’eau sont très fournies, on les fauche trois fois par an et même quatre ou cinq fois, lorsque l’on peut avoir de l’eau à discrétion, le fourrage ainsi produit va s’entasser dans les greniers des laiteries où les bêtes sont enfermées.


Cette prolifération des prairies assure ainsi le développement de l’élevage bovin et de la production laitière. Les laiteries se multiplient dans la vallée de l’Huveaune et du Jarret et dans la banlieue immédiate de Marseille. Le bassin de Marseille fait vivre alors, environ 600 laitiers.
En 1850, la superficie cultivée sur le territoire de Marseille était de 5 500 hectares.
En 1866, la dérivation principale représente une étendue de 29 kilomètres d’où partent 229 kilomètres de rigoles d’arrosage, qui portent les eaux jusqu’aux propriétés particulières.
L’alimentation de la ville est assurée par une rigole spéciale de 7 kilomètres.

En 1876, le Canal de Marseille arrose alors 4 500 hectares. La surface agricole utile était de 982 hectares, contre 3 453 en 1995.

On compte encore actuellement quelques centaines de bastides à Marseille. En 1980, on, dénombrait encore 491 exploitants agricoles.


 

Dérivation et surface agricole


Le quartier St-Antoine peut arroser de St- Antoine à la mer, 58 Syndicats présentant une surface d'environ 4 000 Hectares.
St-Joseph et le Canet occupent une surface de 450 Hectares.
St-Jérome est le syndicat le plus important de cette partie du territoire avec une surface de 250 Hectares.
Allauch, présentant une surface d'environ  275 Hectares.
Les Olives, les Martegaux et Fondacle, 3 syndicats présentant 275 Hectares.
Du Cabot à Ste-Marguerite, 18 syndicats présentant une surface d'environ 625 Hectares.
Entre le chemin Vicinal de Marseille à Cassis, 11 syndicats présentant environ 625 Hectares.
Dérivation de St-Henri, 8 syndicats présentant une surface de 375 Hectares.
Dérivation de St-Louis, 8 syndicats présentant une surface d'environ 725 Hectares.
Syndicat de la Madrague, occupe une surface arrosable de 25 Hectares.
Dérivation Longchamp, 10 syndicats présentant une surface de 825 Hectares.
Syndicat de St-Barnabé,  présentant une surface de 525 hectares.
St-Barnabé 2 : l'un des plus considérable du territoire avec une surface de 525 Hectares.
Dérivation de Camoins : 15 syndicats présentant une surface de 575 Hectares.
Dérivation de St-Barnabé: 11 syndicats présentant une surface de 1 825 Hectares.

 


 

Le Canal pendant la guerre 

 

 

 

 14 -18 
 
 
En août 1914, au moment de la déclaration de guerre, le personnel du Canal compait 294 unités.
 
Sur ce nombre, 115 agents furent immédiatement mobolisés.
 
Trois ont été tués à l'enemi.
 
Cauvet Clément, cantonnier
Pallies camille, maneuvre
Bouquet Jean, cantonnier
 
Six sont morts des suites de blessures reçues ou de maladies contractées sur le front.
 
Louche Lucien, cantonnier
Crouzet Victor, cantonnier
Chabert Louis, cantonnier
Fieschi françois, commis
Maurette edouard, cantonnier
Lestrade Jean, cantonnier
 
Nombreux sont ceux ayant reçu de glorieuses blessures, ou mérité de belles citations, sont titulaires de la Croix de guerre.
Depuis le début des hostilités, des décès se sont produits aussi parmi les agents non-mobilisés, quelques-uns trop âgés ou malades ont dû prendre leur retraite, et le chiffre du personnel est tombé de 294 en 1949 à 256 en octobre 1918, dont 155 seulement en service et 101 encore mobilisés, pour le  remplacement desquels; 66 journaliers ont été adjoints au personnel titulaire restant.
 
Des les premiers jours de la mobilisation les bessoins en eau furent impérieux. La situation devenait critique car nous ne disposions d'aucun excédant d'eau potable.
 
 
 
39 - 45

 

Carte de service ayant appartenu à 

Mr.  P.G

agent de serviceagent de service 01

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 

               Aqueduc de Roquefavour

1944 bonbe sur roquefavourCe jour du 16 août 1944 à 10h 50 un avion a bombardé la voie SNCF de Roquefavour et a touché le parapet.

 Elle serait tombée un mètre plus loin dans la cuvette...et l'arche s'écroulait.

On admit cette fois que l'Aqueduc de Roquefavour avait été atteint que des dégats importants avaient été causées à la maçonnerie et que l'eau se deversait du canal dans la vallée par de nombreuse fissures laterales.

La direction du Canal de Marseille immédiatement alertée,envoya des équipes de réparations.Ainsiest posée pour

Marseille la question de son alimentation en Eau,toute celle q'uelle consomme lui vient en effet par cet Aqueduc. Le

Marechel Pétain continue de suivre de trés prés toutes ces opérations .

 


 Service du Canal Section Aubagne

Etat des Employés non mobilisés

à la date du 1er Octobre 1939

M. SICARD Gustave Chef. M. BORRELLY Emile Piqueur. M. ARTUFEL Gaston Surveillant. M. ISNARD Antoine Gde Chef. M. AUZET François Cantonnier. M. BENOIT Pierre Cantonnier. M. CAYOL Paulin Cantonnier. M. COSTE Joseph Cantonnier. M. CARABUS Marius Cantonnier. M. DE BIASSE Antoine Cantonnier. M. FRANCOIS Honoré Cantonnier. M. FREGIER Laurent Cantonnier. M. FREZE Louis Cantonnier. M. POUJADE Marcel Cantonnier. M. RAMPAL Victor Cantonnier. M. ROGIER Laurent Cantonnier. M. MASTROJANNI François Cantonnier 

Retraités rappelés

M. GAY Gabriel Piqueur. M. BOYER Michel Gde Chef.

 

 


 
Administration et bâtiments du Canal en 1876

 

Les employés que nécessite le fonctionnement d'un service aussi important que celui du Canal sont au nombre de 187, dont 77 titulaires et 110 auxiliaires, éclusiers ou cantonniers.

Ce personnel dispose pour la manutention et le fonctionnement du Canal d'amené, du Canal-mère et des dérivations, d'un très grand nombre de hangars, magasins et abris divers qu'il est utile de connaître.

Bâtiments dépendant du Canal d'amené
la distance entre les Cabanons et de 2Km500

Hangar, sur la rive droite de la Durance, près du Pont de Pertuis, renfermant le matériel du barrage mobile et du radier général de la rivière.

Pavillon en tête du Canal (sur la rive gauche de la Durance) avec étage pour logement d'un Garde.

Pavillon, également en tête du Canal, avec étage pour logement d'un Eclusier.

 

Maison tout auprès de la tête du Canal, ayant au rez-de-chaussée un magasin pour le matériel de la prise, y compris une forge et un étage servant de pied à terre au Directeur et aux employés en tournée.

Maisonnette à Ponserot, entre les bornes n° 57 et 58, destinée à servir d'entrepôt au matériel.

 

Guérite entre les bornes destinée à abriter l'éclusier en cas de besoin et à favoriser l'échange de la

 correspondance par les piétons et à recueillir les Gardes et les Cantonniers dans les moments de mauvais temps.

 Maison aux Taillades, au dessus du puits n° 9, servant d'habitation à un Piqueur et à un Garde.

 Baraque aux Taillades, sur le puits n° 13, employée comme lieu de refuge pour le Garde et le Piqueur en cas de mauvais temps.

Guérite Réginaud entre les bornes n° 188 et 189, pour abriter les Cantonniers.

Guérite de Valmousse, entre les bornes 194 et 195, d'échange de la correspondance entre les piétons de la 1ère et de la 2ème sections.

Maisonnette entre les bornes 203 et 204, au quartier des Baumettes, Commune de La Barben, servant à aider les hommes de service pendant le mauvais temps et à renfermer les outils des cantonniers.

Maisonnette entre les bornes 211 et 212, au quartier de Grand'paline, Commune de La barben, destinée aux même usages que la précédente.

Maisonnette entre les bornes 222 et 223, au quartier de Matto, Commune de Lançon, destinée aux mêmes usages que les deux précédentes.

gid 88 005 borne 222 223

Maisonnette entre les bornes 230 et 231, au quartier de Sibour, Commune de Lançon, destinée aux mêmes usages que les précédentes.

Maisonnette entre les bornes 243 et 244, au quartier d'Arnoux, Commune de Ventabren, destinée aux mêmes usages que les précédentes.

Bâtiment entre les bornes 249 et 250, au quartier de Meyrargue, Commune de Ventabren, servant de magasin pour le matériel de la section, ainsi que d'atelier de menuiserie et de forgerons.

Maisonnette entre les bornes 260 et 261, au quartier Poissonnier, Commune de Ventabren, servant d'abri aux employés pendant le mauvais temps et de dépôt d'outils.

Maisonnette entre les bornes 267 et 268, au quartier de St-Hilaire, Commune de Ventabren, destinée aux mêmes usages que la précédente.

Maison, au quartier des Grand-Plaines, Commune de Ventabren, servant de logement à un cantonnier.

Maisonnette entre les bornes 279 et 280, au quartier de Gourgoulour, Commune de Ventabren, pour abriter les hommes de corvée et enfermer les outils des cantonniers.

cabanon

Maisonnette entre les bornes 285 et 286, au quartier des Espaillards, Commune de Ventabren, destinée aux

même usages que la précédente.

gid 96 002 285 286

Maisonnette entre les bornes 291 et 292, au quartier des Vignes-Longues, Commune de Ventabren, utilisée

comme la précédente.

Maisonnette entre les bornes 304 et 305, au quartier de Vences, Commune de Ventabren, utilisée comme la

précédente.

Maison entre les bornes 318 et 319, au quartier de Roquefavour, Commune de Ventabren, servant de logement à un garde.

maison du garde aqueduc de Roquefavour

Maisonnette entre les bornes 337 et 338, au quartier de la Garenne, Commune d'Aix, destinée à abriter les

 employés durant les mauvais temps et à renfermer les outils des cantonniers.

gid 104 001337 338

Maisonnette entre les bornes 353 et 354, au quartier de Réaltor, Commune de Cabriès, utilisée comme la précédente.

Maison entre les bornes 353 et 354, au quartier de Réaltor, servant de logement aux employés du bassin.

Hangar sur le puits n° 10, du souterrain de l'assassin, Commune de Pennes, utilisé au besoin comme abri.

Maisonnette entre les bornes 386 et 387, au quartier des Giraudets, Commune des Pennes, servant de refuge aux employés pendant les mauvais temps et de dépôt des outils des cantonniers.

Bâtiment dépendant du Canal d'amené et des dérivations

Maison située à St-Antoine, Commune de Marseille, au point d'intersection du Canal et de la route nationale n°8, pour logement d'un piqueur et d'un éclusier et magasin du matériel pour la distribution des eaux.

Hangar à côté du bâtiment qui précède, le pavillon de prise d'eau n° 3, à St-Antoine, pavillon de prise d'eau pour la propriété dite la Martini.

Pavillon de prise d'eau, aux Aygalades.

Pavillon de prise d'eau pour la propriété Michel.

Pavillon de la prise d'eau dit du Château des Aygalades. Pavillon de la prise d'eau, à Fontainieu. Pavillon de la prise d'eau, à St-Joseph, pour St-Joseph et le Canet.

Pavillon de prise d'eau, Ste-Marthe. Pavillon de prise d'eau à Four de Buze n°1. Pavillon de prise d'eau, à

Four de Buze n°2

gid 132 005site

Maison d'habitation d'un éclusier, à côté de la prise de la dérivation de Longchamp. Pavillon de prise d'eau,

à St-Jérôme n°2. Pavillon de prise d'eau, au Collet-Redon.

gid 136 001 collet redon

. Pavillon de prise d'eau, au Grand-Cyprès

gid 141 001site

Pavillon de prise d'eau, au Vallon de la Grave. Pavillon de prise d'eau, au Grand-Cyprès et à la Croix-Rouge. Pavillon de prise d'eau, à St-Jérôme n°1. Pavillon de prise d'eau, au Château de Vento. Pavillon de prise d'eau, à Château-Gombert.

 Pavillon de prise d'eau, à St-Barthélemy. Pavillon de prise d'eau, à St-Just. Maison près de la sortie du souterrain de la Marionne, destinée à la prise des Eaux pour les Camoins et à l'habitation d'un éclusier.

Pavillon de la prise d'eau, à la Millière et à la Barasse, quartier de St-Loup. Pavillon de prise d'eau, à la Bonnaude quartier de St-Loup. Pavillon de prise d'eau, à St-Loup n°1. Magasin pour le matériel de la 4ème section, à St-Loup. Pavillon de prise d'eau, à St- Loup n°2. Pavillon de prise d'eau, à St-Loup n°3. Pavillon de prise d'eau, à St-Tronc. Pavillon de prise d'eau, au Vallon de Toulouse n°1. Pavillon de prise d'eau, au Vallon de Toulouse n°2. Pavillon de prise d'eau pour Ste-marguerite quartier du Cabot. Pavillon de prise d'eau pour la Grande-Bastide quartier de Mazargues. Pavillon de prise d'eau, au Vallon de Masse n°1.

Pavillon de prise d'eau, au Vallon de masse n°2. Pavillon de prise d'eau, Mazargues n°1. Pavillon de prise d'eau, Mazargues n° 2.

Maison avec machine à élever l'eau pour Morgiou et logement d'un surveillant.

Maison et prise d'eau, à Gouffonne, avec étage. Pavillon de prise d'eau, au Château du Roi d'Espagne n° 1.

Pavillon de prise d'eau, au Château du Roi d'Espagne n°2. Pavillon pour prise d'eau, au Collet de Montredon. Pavillon pour prise d'eau, au Vallon du Parangon. Pavillon de prise d'eau, au Vallon des Trois Gances. Pavillon pour prise d'eau, à la Batterie de Montredon.

Bâtiments dépendant des dérivations

Pavillon de prise d'eau, situé à Séon-St-andré. Pavillon de prise d'eau, aux Dévots. Pavillon de prise d'eau, au lieu dit le Vallon quartier Séon. Pavillon de prise d'eau, à Séon-St-Henri. Pavillon de prise d'eau, à l'Estaque n°1. Pavillon de prise d'eau, à l'Estaque n°2. Pavillon de prise d'eau, à St-Antoine n°1. Pavillon de prise d'eau, à la Grande-Viste. Pavillon de prise d'eau, à la Petite-Viste. Pavillon de prise d'eau pour St-Louis et la propriété Consolat.

Pavillon de prise d'eau à la propriété de l'Evêque quartier de St-Louis. Pavillon de prise d'eau, à la Madragues. Pavillon de prise d'eau, aux Comtes. Pavillon de prise d'eau, à la Treille-St-Julien. Pavillon de prise d'eau, à St-Jean-du-Désert. Autre Pavillon de prise d'eau, à St-Jean-du -Désert. Pavillon de prise d'eau, à St-barnabé n°1. Maison et prise d'eau avec machine élévatoire, à St-Barnabé n°2, et logement d'un éclusier mécanicien.

Pavillon de prise d'eau, à la Blancarde n°1. Pavillon de prise d'eau, à la Blancarde n°2. Pavillon de prise d'eau, à Montolivet. Pavillon de prise d'eau, pour la Campagne Ségur et Mauvais-Pas. Maison, à Gratte-Semelle, pour la Turbine, servant aussi d'habitation pour un piqueur. Pavillon de prise d'eau pour les Aurengues et les Camoins. Pavillon de prise d'eau pour la Servianne et le Petit-Saint-Marcel. Pavillon de prise d'eau pour Vaudran n°2. Pavillon de prise d'eau pour les Abbuyes. Pavillon de prise d'eau pour la Reynarde et Saint-Menet.

Maison avec  prise d'eau pour le plateau de la Marionne, machine à élever les eaux, et logement du conducteur de la machine (quartier de la Valentine). Pavillon de prise d'eau, dans la propriété Dalayer (quartier de la Valentine).

Les immenses avantages que présente le Canal ne doivent pas nous empêcher de mentionner les quelques inconvénients qui existent relativement à la composition apparente de ses eaux. En l'absence du fonctionnement de réservoirs pour une décantation prolongée, l'eau du Canal n'est presque jamais limpide, tandis que dans son état normal elle est inodore et d'une saveur agréable. Sa température varie de + 5°66 à - 5°34 en hiver ; elle s'élève jusqu'à 22° en été. Elle marque en moyenne 29° à l'hydrotimètre.

 


Le Gel de 1940, 1956

 

 

 

Alexendre CHIAPERO raconte, Le 2 Février 1956

Je travaillais à cette époque au détartrage de conduite d'eau filtrée, mon équipe se trouvait sur le site de la Pointe Rouge.

realtort 1940Pour me rendre sur mon lieu de travail, je me servais de ma moto, mais le froid, le gel et le verglas rendaient dangereux le trajet. Mon père m'incita à prendre sa camionnette, une Peugeot 203. Malgré le peu de circulation, le parcours fut acrobatique. Arrivé à la plage, je remarquait que les fauteuils en rotin des buvettes, avaient été poussés par le vent et les vagues, et, se trouvaient totalement gelés contre le mur du Parc Borrely à deux ou trois mètres de hauteur.

Seuls, quelques uns d'entre nous étaient arrivés sur le lieu de travail. Sous les ordres de M. PELISSIER, les pompes avaient était vidangées à l'aide de chalumeaux. Ne pouvant pas travailler, les outils, ont été mis en sécurités. Puis, nous avons rejoint le Pavillon de partage des eaux " Le Tore" aux Chutes-Lavies, après avoir bu un café au Bar du coin. Sur le comptoir se touvait un petit pot de fleurs et celles-ci étaient gelées. Arrivé au " Pavillon ", chacun de nous avons eu des consignes pour la suite des évènements. Sachant où j'habitais, M. CIANO, un des Responsables de la Régulation des eaux du Canal de Marseille, me demanda de passer la nuit en compagnie du surveillant des vannes du siphon du Jarret (Commune d'Allauch) avec M. Ernest JULIEN, afin de casser la glace sur les vannes, au fur et à mesure de sa formation. Ce qui fut fait, durant deux ou trois  nuits, par moins 18°, aidé par deux hommes des entreprises qui travaillaient pour la SEM.

 gel du canal 1956Le froid dura un bon mois, pendant lequel des visites de la branche mère étaient quotidiennes. Il m'est arrivé un jour de dégeler les pattes d'un oiseau (Martin Pêcheur) qui s'était posé sur le barreau d'une échelle de sécurité en bordure du Canal. En posant mes doigts sur ses pattes, malgré quelques coups de bec, j'étais arrivé à le dégager et le laisser partir.

 

Après de dégel et de nombreux dégâts, ce fut le temps des réparations, soudoures, changements de compteurs d'eau, terrassements. De petites équipes avaient été formées pour ces travaux. Je faisais équipe avec M. Arsène REMEGOUX et M. Maxime ARMAND, il y a exactement 56 ans aujourd'hui.(GEL 1956 sources films Ina.fr)

 

 Durant l’hiver 1956, les rues de Marseille sont enneigées, la fontaine du Palais Longchamp est gelée, des stalactites dégringolent des gouttières, les enfants font des glissades, il y a des blocs de glace dans la mer et sur les rochers, les bastingages du ferry sont givrés.

 1956 palais longchamp

Dans la france entière, l'hiver frappe durement en ce début d'année 1956.

M. Victor SORENTINO s'en souvient très bien. Il raconte que la température était descendue à - 15, - 20 degrés, tout était gelé, on travaillait le jour et la nuit pour casser les blocs de glace. Aux Camoins, à la Treille.

M. Antoine HURIOT avec les autres agents, précise, nous avons vécu le gel à l'adduction amont. La Durance charie des glaçons, la prise de Pertuis fut rapidement bloquée, le Canal gelait progressivement et la température descendit à - 17 et même -20°. La neige et le vent formaient des congères sur les chemins d'accés au Canal.

Pour briser les blocs de glace deux hommes sont morts : un Militaire et M. Roux, un Ingénieur de la SEM.

 


 

 Courrier 2 Mars 1956 (S.E.M)

Mes chers amis,

                         " La bataille du gel" a été gagnée de justesse, le dégagement du Canal ayant précédé de quelques heures seulement le commencement du dégel; nous avons ainsi évité les obstructions dues à la débâcle des glaces et les débordements qui en auraient été la conséquence et auraient entrainé, autre  des dégats incalculables, l'arrêt complet de la distribution d'eau à Marseille pendant une durée indéterminée.

Ce résultat est dû essentiellement à l'activité inlassable des équipes chargées de maintenir l'écoulement de l'eau dans le Canal, des dérivations et les rigoles.

Pendant 15 jours, des équipes ont travaillé nuit et jour, par un froid glacial, dans les conditions les  plus pénibles jusqu'aux limites de leurs forces et au-delà .Monsieur Génésio, Contardi,Matheron,Garguillo, gravement malades, ont dû s'aliter. Monsieur Roux, depuis peu ingénieur au service des études a payé de sa vie son dévouement au service. aprés s'être dépensé sans compter pendant 30 heures consécutives, il a estimé devoir intervenir encore pour dégager un souterrain bloqué par les glaces. Il a trouvé la mort, comme vous le savez, par suite de l'éclatement d'une cartouche d'explosif au cours de l'opération. Vous vous associez tous avec nous pour adresser à Madame ROUX l'expression de nos plus sincères condoléances.

J'adresse à tous ceux qui ont participé à la lutte, de la part du conseil d'administration et au nom de la direction, mes plus sincéres félicitations pour les qualités dont ils ont fait preuve et mes remerciements pour le service rendu.


 Remerciements pour la 9° Région Militaire