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Les Dérivations

Date des travaux

A la Gavotte une prise est faite sur le Canal. Sur cette dérivation une roue Sagebien est installée. Cette dérivation alimente: http://www.moulinsdefrance.org/old/sagebien.html 

La dérivation de St.Henri.  ( Les travaux furent commencés les premiers mois de l'année 1887 ).  Cette dérivation alimente  la Dérivation des 13 vents a un débit de 32 à 40 l/s .Elle est contituée par une rigole à trés faible pente, qui se termine à l'Estaque dans le ruisseau de Farenc, dit du Marinier.

 

 Dérivation de St. Louis. ( 600 à 700 l/s. Cette dérivation débite 780 l/s

l'on mit la main à l'oeuvre su mois de juin 1847

longue de 4 Km 500 sa prise sur la branchemère

2 chutes sont équipées celle du moulin du Diable et celle de Septème.

dérivation de Longchamp.

La section fut ouverte en juin 1848

Dérivation de St. Barnabé.

La section furent ouverte en novembre 1848 et furent terminée ver la fin 1848

Dérivation des Camoins

Cette dérivation cimmence au mois de decembre 1847

 

 

Il n'a été question jusqu'ici que du canal d'amené et du canal-mère et nullement des dérivations. Voici les noms et les tracés des 4 canaux secondaires les plus utiles à connaitre.

La dérivation dite de l'Estauqe part du canal-mère, avant son entrée dans le territoire de Marseille, à l'altitude de 149 m 50c, traverse les ruisseaux de la Gavotte et des Bouillidous, suit la route départementale N°1, de Marseille à Nimes par Salon. En face du col qui sépare la vallée de Séon de la Vallée des Aygalades, elle se retourne vers le couchant et bifurque, donnant naissance à deux sous-dérivations : 1° celle de Séon-Saint-Henri, 2° celle de Saint-Louis.

La sous-dérivation de Séon-Saint-André et de Séon-Saint-Henri traverse le faîte de la Viste au moyen du souterrain de Saint-Antoine qui mesure 356 m 73 c de longueur sur 1 m 20 c de largeur, arrive dans le vallon des Pradeaux, franchit le torrent de Pulluque, à une altitude de 110m et, après s'être développée dans divers petit vallons, à l'aide des souterrains des Treize-Vents 61 m 60 c et Fenouil 129 m 58 c, elle se jette dans la mer à l'Estaque. Son parcours est de 4 000 m et sa portée d'eau, au maximun un m3 à son origine.

La sous-dérivaton de Saint-Louis se sépare de celle de Séon à l'entrée du Souterrain de Saint-Antoine, coule parallèlement à la route nationale N°8 de Paris à Antibes, jusqu'à la hauteur du château-des-Tours, contourne le côteau de la Viste, et franchit le vallon qui se termine à Saint-André au moyen d'un aqueduc de 9 arches de 6 m d'ouverture. Puis, continuant à se diriger vers le Sud, elle passe à côté des hauts-fourneaux de Saint-Louis, sur le vallon dit de la Capette à l'aide d'un bel aqueduc de 9 Arches de 8 m d'ouverture, arrive à Saint-Louis et va se terminer à la mer près du Cap Janet, après avoir alimenté les Crottes et Arenc. Son parcours est de 6000 m et sa portée d'eau à l'origine de 0 m 50 c3 par seconde.

La dérivation dite de Longchamp, destinée à amener les eaux dans la ville, part d'un point de la branche-mère situé à 145 m 90 c au-dessus du niveau de la mer, dans le quartier de Sainte-Marthe près de la  maison de campagne Rollandin, non loin de Four-de-Buze, et suit constamment le faîte qui sépare la vallée des Aygalades de la vallée du Jarret. C'est à 1200 m en aval de la prise, que se trouve le bassin de Sainte-Marthe d'une capacité de  135 000 m3 aujourd'hui comblé de limon. A la même hauteur, sur cette dérivation, a été pratiqué le déversoir Barbarin qui peut conduire les eaux jusqu'à Malpassé, dans le Jarret et au-delà, dans l'ancien aqueduc des fontaines de Marseille.

Après le déversoir, la dérivation de Longchamp, établie d'abord parallèlement au chemin Vicinal N°4 de Marseille au Four-de-Buze, s'approche successivement du moulin à vent qui tire son nom de l'ancienne famille de Vento, de la vieille église du hameau de la Palud et du château dit aussi de Vento. Dans cette partie du parcours, l'eau obéit à une pente rapide.

Plus loin, le canal côtoie la colline de Bellevue, traverse de riches et nombreuses campagnes pour suivre les hauteurs des Chartreux et arrive enfin aux bas-fonds de l'ancien Jardin Zoologique et du chemin de Saint-Charles, qu'il franchit sur un bel aqueduc de 258 m de longueur et d'une hauteur maximum de 9 m 40 c, formé de 25 arches de 6 m 30 c d'ouverture.

L'eau de la Durance parvient ainsi sur le plateau de Longchamp, à 74 m 76 c au-dessus du niveau de la mer. Cette dérivation a un développement de 6 000 m, il lui est attribué à son départ 2 m3, dont 1 m 50 c pour la ville et 0 m 50 c  pour l'irrigation des terrains qui longent son cours.

La dérivation dite de Saint-Barnabé prend naissance près du chemin de Grande communication N° 11 à 100 mètres en aval de la Marionne, au point où s'opère également la dérivation dite des Camoins.

Le canal passe en souterrain sur une longueur de 179 m 80 c sur le contrefort de la Servianne pour faire en quelque sorte rebrousser chemin aux eaux. Il vient ainsi sur le versant méridional de Saint-Julien, suit les hauteurs de Saint-Barnabé et termine son cours dans le ruisseau du Jarret, quartier de Montolivet, au-dessus de Malpassé où il peut suppléer au service du déversoir Barbarin.

Cette dérivation d'une longueur de 7 158 m dispose d'un m3 d'eau, dont une partie, arrivée sur les hauteurs de la Blancarde, sert à alimenter le bassin de Vauban sur les collines de Notre-Dame-de-la-Garde à l'altitude de 94 m 92 c et également à arroser les campagnes d'Endoume.

La dérivation des Camoins a sa prise comme la dérivation de Saint-Barnabé, à 100 m en aval du souterrain de la Marionne, mais elle dirige ses eaux d'un côté tout opposé.

Le canal suit les contours des terres cultivables des quartiers des Vaudrans et des Abuyes, franchit le ruisseau de Carpoulière, inférieurement à la Treille, passe le souterrain sous le village des Camoins et touche la limite Est du territoire, où il fournit de l'eau pour la Commune d'Aubagne. Ce partage opéré, le canal décrit une courbe et descend par des pentes rapides vers la Reynarde, en arrosse les prairies et se jette dans la rivière de l'Huveaune, à un kilomètre au-dessus de Saint-Menet.

L'ouvrage le plus important de cette dérivation est le Pont-Aqueduc de la Clue qui est composé de 7 arches de 9 m d'ouverture, et qui mesure 89 m de longueur et 18 m de hauteur. cette dérivation à 8 590 m de développement, dont 994 m 51 c en souterrain répartis comme ci-après.

 

1° Trois Lucs.....114 m 70 cent.

2° Vaudrans.......274 " 95 "

3° Romans.........120 " 05 "

4° Accates ............89 "   95 "

5° Caillols............53 "  00 "

6° Conte.............. 52 "   00 "

7° Martin.............55 "  40 "

8° Camoins........139 " 96"

9° Brencaronnes...60 " 50 "

  

  Total ......994 m 51 cent.

 

Il est attribué à cette dérivation un cube d'eau de 1 m 50 c, à savoir : 0 m 50 c pour le territoire de Marseille, quartier des Camoins et 1 m pour Aubagne.

Les quatres  grandes dérivations que nous venons de décrire ont un parcours total de 31.728 mètres.

Chacune d'elles fournit de l'eau à un nombre infini soit de rigoles à ciel ouvert pour arrosages ou usines, soit de conduits sous terre ou fermés dont les eaux sont destinées à mille autres emplois.

On peut énoncer comme longueur totale des rigoles de 430 kilomètres en ce qui concerne les conduits.

Pour présenter en peu de lignes le resumé de l'emménagement des eaux du canal et donner une idée des avantages que les habitants de la ville de Marseille en retirent, il suffira de faire connaître l'emploi actuel de  ces mêmes eaux.

A l'aide d'un débit de 10 m3 en été et de 5 m 75 c en hiver, les concessions s'élèvent pour l'arrosage alternatif des campagnes du territoire à 2 946 litres, et les concessions d'eau continue, pour la banlieue à 776 litres. - 500 litres sont nécessaires pour les bornes-fontaines du territoire et l'arrosage des routes et des chemins vicinaux. L'eau nécessaire pour les villages leur arrive par des conduits sous terre.

Quand au service des eaux de la Ville, il exige pour les fontaines publiques, les arrosages, l'assainissement du port, etc..., un volume d'eau d'environ 1 800 litres.

Ce service est fait au moyen de conduits souterrains en fonte qui sillonnent les rues et distribuent l'eau, animée d'une telle force qu'elle peut atteindre le sommet des édifices publics et des maisons privées.

La hauteur d'une maison étant au maximum, entablement compris, de 17 m 54 c, soit 15 m 50 c sous comble, les eaux du canal arrivent jusqu'au quatrième étage des maisons, dont le sol est situé à une hauteur de moins de 52 m 50 c et couleraient au rez-de-chaussée d'une maison bâtie à 67 m au-dessus du niveau de la mer. C'est dire que les eaux du canal provenant de la dérivation de Longchamp, peuvent desservir toutes les constructions de Marseille, à l'exception seulement des maisons bâties sur la colline de Notre-Dame-de-la Garde, à partir du premier oratoire qui est élevé de 74 m au-dessus du niveau de la mer, mais quelques-unes de celles-ci ont à leur disposition les eaux du bassin Vauban, à l'altitude de 93 m.

Il existe en ville pour la pression et pour l'approvisionnement des eaux, quatre bassins principaux, à des altitudes diverses, d'une capacité totale de 59 000 m3.